L'entreprise existe depuis 2007. Le métier, lui, se pratique ici depuis 1993. Voici les décisions qui ont fait la maison, et ce que chacune a produit.
Le métier commence, dans une autre maison.
Co-fondation d'une entreprise des arts graphiques, puis direction technique d'une seconde. Quatorze ans de terrain avant de fonder celle-ci.
Le même métier pratiqué ici depuis 1993, et sous ce nom depuis 2007. Ce n'est pas une entreprise qui s'est reconvertie dans le numérique : c'est le même métier, suivi pendant que son outillage changeait trois fois.
Nous nous installons du côté des outils, sans capital extérieur.
Le métier d'origine est la fabrication et le prépresse. Nous choisissons de nous placer non sur la production elle-même, mais sur ce qui la rend possible : les logiciels, les flux, les fichiers.
Une PME française indépendante, sans capital-risque, depuis 2007. Aucune de nos décisions techniques n'est dictée par le calendrier d'un investisseur, ce qui explique une partie de ce qui suit.
Un éditeur de magazines doit faire valider des centaines de pages. Nous construisons un chemin de fer interactif pour y arriver.
Les échanges de PDF étaient devenus ingérables. Nous ne cherchions pas à créer un produit : nous répondions à un problème précis, posé par un métier précis.
Note+, l'outil de validation que nous exploitons encore aujourd'hui. Chacune de ses fonctions vient d'un métier qui l'a réclamée : l'annotation des rédactions, le verrouillage des encarts, les cahiers d'impression, la visionneuse haute définition. Ce ne sont pas nos idées, ce sont leurs besoins.
Nous devenons l'un des tout premiers intégrateurs d'un moteur d'édition en ligne, le jour de son lancement.
La solution n'a alors aucun client, aucune référence, et personne ne sait si ce marché existe. Nous décidons de l'intégrer et d'apprendre avec elle.
Nous sommes son partenaire sans interruption depuis 2013. C'est la seule chose de cette page qui ne s'achète pas : ces années-là ne se rattrapent pas.
Nous relions ce moteur à l'outil de publication web le plus répandu du monde.
Personne ne l'avait fait. Nous construisons les extensions qui permettent aux deux de travailler ensemble, et nous les vendons hors de France, à des clients que nous ne rencontrerons jamais.
Des installations dans plusieurs pays, à partir de Bègles. Nous avons appris à livrer un logiciel qui doit fonctionner sans nous, une discipline qui ne s'apprend pas en prestation.
Un client ne peut déposer ses fichiers nulle part. Nous exploitons l'infrastructure nous-mêmes.
Il produit pour des maisons de couture et répond devant elles de collections qui n'ont pas encore défilé. Aucun service du marché ne peut lui dire où sont ses fichiers ni qui détient le disque. Nous lui fournissons un serveur dédié et nous l'exploitons.
Nous sommes hébergeur autant qu'intégrateur, en France, sur notre propre cloud privé. Ce n'est pas une option que nous activons : c'est une compétence que nous avons dû acquérir pour un seul client, et qui sert tous les autres depuis.
Nous cessons de vendre des licences seules pour construire des chaînes.
En dix ans, nos clients changent : d'imprimeurs de taille moyenne, ils deviennent des groupes et des directions marketing. Leurs besoins ne se règlent plus avec un produit installé, mais avec plusieurs systèmes qu'il faut faire dialoguer.
Le métier d'aujourd'hui. Nous ne vendons pas un logiciel qui résout un problème : nous construisons la chaîne qui va de vos données jusqu'à la page imprimée.
Nous entrons chez les grands comptes par leurs agences, et nous ne cherchons pas à les contourner.
Depuis deux ans, la majorité de nos nouveaux chantiers arrivent par des agences de production. Nous choisissons d'en faire notre canal plutôt que notre concurrence : l'agence garde la création, nous produisons ce qu'elle conçoit.
Des agences qui nous rappellent sur le chantier suivant. Un fournisseur qui désintermédie une fois ne travaille plus jamais avec le prescripteur qui l'a introduit.
Le marché s'est retourné deux fois.
Des entreprises avec lesquelles nous avons commencé ce métier, la plupart n'existent plus. Beaucoup de nos clients imprimeurs non plus.
Nous n'avons pas de mérite particulier à cela. Nous avons choisi tôt, et nous n'avons jamais grossi plus vite que notre capacité à tenir.
Nous racontons nos chantiers, un par un.
Nos chantiers ont longtemps été livrés sans être racontés, et la plupart de nos clients nous ont trouvés par quelqu'un qui nous connaissait déjà.
Parce qu'un prospect ne peut pas choisir ce qu'il ne voit pas, et parce que ce que nous faisons est devenu trop précis pour se transmettre de bouche à oreille.
Elle ne dit pas où nous allons. Une entreprise se juge sur l'écart entre ce qu'elle annonce et ce qu'elle fait, et nous préférons être jugés sur ce que nous avons fait.
Elle ne dit pas non plus que tous ces choix étaient évidents au moment où nous les avons pris. Parier en 2013 sur une solution sans client, c'était un pari. Il se trouve qu'il était juste ; nous ne le savions pas.
Décrivez-nous ce qui vous coûte le plus de temps aujourd'hui. Nous vous dirons franchement si c'est un sujet pour nous, et ce que cela suppose.
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